Gonzague Alphonse Chartier

(Né le 5 octobre 1714 / mort le 13 septembre 1759)

Né à Québec, Gonzague était le dernier d’une famille de 12 enfants. À 16 ans, tanné d’être le bébé à la maison, il a décidé de quitter la ferme familiale pour se lancer à l’aventure.

Pendant des années, il a exploré la colonie. Il s’est lancé dans toutes sortes d’affaires un peu louches jusqu’au jour où, ayant accumulé trop de dettes, il a été obligé de s’engager dans l’armée pour les rembourser…

C’est comme ça qu’il s’est retrouvé à Québec, en 1759. Les troupes anglaises avançaient et le général Montcalm préparait la défense de la ville. Gonzague était caporal dans les Compagnies Franches de la Marine. Il était prêt à défendre sa ville natale à tout prix. Alors, la veille de la bataille, il a fait le party, pensant que c’était peut-être sa dernière nuit sur terre. Le lendemain matin, la langue à terre d’avoir festoyé toute la nuit, Gonzague a marché vers le champ de bataille tout en fixant sa baïonnette sur son fusil… mais il a trébuché sur un de ses chums endormis. Le pauvre Gonzague s’est empalé sur sa baïonnette et il est mort avant même que la bataille commence!

Une chose a toujours été claire pour lui : s’il avait combattu auprès de ses compagnons, il est certain qu’on aurait gagné la bataille des Plaines d’Abraham!

La maître-fantôme de Gonzague était Éléonore des Prés. Elle a été très sévère avec lui, mais elle lui a inculqué une discipline qu’il n’avait pas de son vivant. Alors qu’il n’était qu’un jeune fantôme, Gonzague s’est fait séduire par le Front de Libération des Fantômes (FLF), mais son séjour parmi les rebelles n’a duré que quelques années. Il est ensuite retourné à la Société des Fantômes (SDF), où l’apprentissage auprès d’Éléonore lui a permis de devenir un maître-fantôme bien respecté pendant deux siècles. Jusqu’au jour où il s’est fait confier la charge d’un certain Théophile Langevin